Extrait de la novella inédite « Fanny et le roman d’Hélène »

Dans la novella « Fanny et le roman d’Hélène », Fanny se souvient de ses années d’étudiante dans la ville de Metz, notamment des mois passés dans une grande maison ancienne marquée par un meurtre. A cette période, son amie Hélène rédigeait un roman. Parallèlement à son propre récit, Fanny reproduit des extraits de ce texte :

« J’ai rêvé fréquemment de la « Hautemaison », toujours confite dan s la brume, des effluves de feuilles mortes. A la recherche de mon logement,, j’arpente corridors et paliers. Et me voici dans un studio, où trône un lit de style Empire, couvert d’une courtepointe vieux rose. Serti dans une armoire, un miroir capte les lueurs d’une lucarne, et je me demande qui, parmi les gens croisés dans l’escalier, compte réellement au nombre des voisins. Indéfiniment, j’erre sur les lieux.. J’oublie de payer mon loyer. Lorsque je me renseigne auprès des résidents, ils me conseillent, avec un mystérieux sourire, d’aller frapper à tel appartement. On ne m’ouvre jamais. J’erre dans le labyrinthe. Je croise des fantômes vacillants, qui rôdent d’une fête à l’autre, parmi des odeurs de tissus fanés. De toute urgence, je dois régler cette question de loyer, mais je n’ai jamais pu résilier le contrat, dont le clauses subsistent à jamais : une dette insolvable.

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